"J'ai trop d'idées, je sais plus laquelle prioriser." C'est une des phrases que j'entends le plus en début de coaching, généralement suivie d'un carnet Notion à douze onglets et d'un regard un peu paniqué. Et la bonne nouvelle, c'est que ce n'est presque jamais un problème de créativité. C'est un problème de tri.
Avoir plein d'idées n'est pas le problème
Beaucoup de fondatrices pensent qu'elles doivent "se discipliner" à avoir moins d'idées. C'est l'inverse : plus t'as d'idées, mieux c'est, tant que tu sais ensuite les hiérarchiser. Le problème, c'est de vouloir toutes les avancer en même temps, ce qui revient à n'en avancer aucune sérieusement.
Le tri qui change tout
Sépare "ce qui m'anime" de "ce qui rapproche mes clientes de leur objectif". Une idée peut être excitante pour toi et complètement hors-sujet pour ton positionnement. Les deux ne s'opposent pas forcément, mais il faut les distinguer avant de trancher.
Choisis un seul axe pour les 3 prochains mois. Pas "je fais tout un peu", un axe. Les autres idées ne disparaissent pas, elles attendent leur tour dans un carnet, pas dans ton planning de la semaine (le carnet ne va pas s'en offusquer, promis).
Demande-toi ce qui se passe si tu ne fais rien de cette idée pendant 6 mois. Si la réponse est "rien de grave", ce n'est pas une priorité, même si elle est excitante.
Le positionnement, ce n'est pas choisir la meilleure idée. C'est choisir celle que tu es prête à défendre pendant les 6 prochains mois, même quand elle devient répétitive.
Pourquoi c'est plus dur seule
Sans regard extérieur, on a tendance à trancher avec son envie du moment plutôt qu'avec une vraie logique de priorité. C'est exactement le travail qu'on fait ensemble : je t'aide à voir laquelle de tes idées mérite vraiment ton énergie maintenant, et laquelle peut attendre sans que ça te coûte. Une fois l'idée tranchée, reste à vérifier qu'elle tient la route : voir comment savoir si ton idée est bonne.
Je partage régulièrement ce genre de réflexions sur LinkedIn.
Par Mar(t)ine