Je pourrais en prendre plus. Remplir mon planning à ras bord, dire oui à tout ce qui passe, poster "COMPLET jusqu'en 2027" sur LinkedIn avec trois flammes et jouer les coachs increvables façon influenceuse business qui dort quatre heures par nuit et s'en vante. Je ne le fais pas. Pas par posture marketing : parce que c'est la seule façon que j'ai trouvée de vraiment tenir mes promesses. (Et accessoirement, parce que je ne tiendrais pas trois semaines à ce rythme.)
Ce que ça change de limiter le nombre
Je connais vraiment chaque projet. Avec 3 client·es par mois, je me souviens de tout : les détails, le contexte, ce qu'on s'est dit il y a un mois. Zéro dossier à rouvrir, zéro « attends, tu fais quoi déjà ? » gêné en plein appel — ma mémoire n'a rien d'extraordinaire, mais avec seulement 3 dossiers, même moi j'y arrive.
Je peux dire non quand ça ne colle pas. Avec un quota à remplir, je finirais par dire oui à des projets qui ne sont pas pour moi, façon commerciale un peu désespérée. Là, je choisis vraiment qui je peux aider — pas qui je peux facturer.
Le suivi entre les séances reste réel. Répondre à un message, relire un draft, réagir vite : je peux le faire parce que je ne cours pas après 15 projets en parallèle. Le multitâche n'a jamais été mon fort.
Prendre moins de client·es, ce n'est pas se priver de revenus. C'est refuser de diluer ce qui fait la valeur du travail.
Ce que ça veut dire pour toi
Ça veut dire que si je dis oui à ton projet, c'est que je pense vraiment pouvoir t'aider — pas remplir une case dans mon agenda (même si, entre nous, j'aime bien une bonne case bien remplie). Et ça veut dire aussi qu'il vaut mieux ne pas trop traîner pour candidater si le format te parle. Tu te demandes ce que ça coûte concrètement ? J'en parle cash dans combien coûte un coach stratégique.
Je partage régulièrement ce genre de réflexions sur LinkedIn.