"Comment j'ai eu mes 3 premières clientes ?" C'est la suite logique de la question qu'on me pose le plus après "comment je me positionne". Et la réponse déçoit souvent, parce qu'elle n'a rien de sophistiqué : ce ne sont presque jamais les techniques marketing compliquées qui font la différence au tout début. (Et si tu te demandes pourquoi je m'arrête volontairement à trois, j'explique tout dans pourquoi je refuse d'en prendre plus.)
Le mythe qu'il faut abandonner tout de suite
Beaucoup de fondatrices pensent qu'il faut une stratégie d'acquisition complète (publicité, tunnel de vente, contenu optimisé) avant même d'avoir eu une seule cliente. C'est l'inverse qu'il faut faire. Les toutes premières clientes ne viennent presque jamais d'un système : elles viennent d'un contact direct, souvent un peu artisanal, que tu peux commencer dès aujourd'hui sans rien construire de technique.
Ce qui marche vraiment pour les 3 premières
Dire clairement à ton entourage ce que tu fais. Ça paraît bête, mais beaucoup de fondatrices lancent leur activité sans jamais l'annoncer clairement à leur propre réseau, par peur de "déranger" ou de paraître trop commerciales. Résultat : des gens autour d'elles auraient pu les recommander, mais ne savaient même pas ce qu'elles faisaient précisément.
Répondre concrètement à des besoins que tu vois passer. Dans des groupes, sur les réseaux, dans des conversations : quand tu vois quelqu'un exprimer un problème que tu sais résoudre, propose-lui directement de l'aider, plutôt que d'attendre qu'elle te trouve. Les trois premières clientes viennent rarement d'une audience qui te découvre, elles viennent de toi qui va vers elles.
Accepter de commencer à un tarif d'entrée, sans le brader pour autant. Il ne s'agit pas de travailler gratuitement, mais d'accepter que tes toutes premières client·es ne paient pas forcément ton tarif final. Ce qui compte à ce stade, c'est la preuve que ta méthode fonctionne, pas la marge.
Documenter chaque étape, même les petites. Publier ce que tu apprends en cours de route attire naturellement des personnes qui se reconnaissent dans ton parcours, avant même que tu aies un produit ou une offre parfaitement ficelée. Pas besoin de te forcer sur un canal qui ne te ressemble pas pour ça : voir se faire connaître sans passer sa vie sur LinkedIn.
Les trois premières clientes ne se trouvent pas, elles se provoquent. Après, seulement après, elles commencent à venir un peu plus toutes seules.
L'erreur qui retarde tout : vouloir être prête
Beaucoup de fondatrices attendent d'avoir une offre parfaitement définie, un site fini, une identité de marque aboutie avant de parler de leur activité à qui que ce soit. Ce perfectionnisme retarde exactement ce dont elles ont le plus besoin au début : des retours réels de vraies personnes. Une offre imparfaite testée sur trois clientes t'apprend infiniment plus qu'une offre parfaite qui n'a jamais rencontré personne.
Après les 3 premières, ce qui change
Une fois que tu as tes toutes premières clientes, quelque chose de précieux apparaît : des preuves concrètes. Des résultats à montrer, des retours à citer, une méthode que tu as pu ajuster au contact du réel. C'est à partir de là que le bouche-à-oreille commence à prendre le relais, et que chercher activement chaque cliente devient un peu moins nécessaire.
Si tu bloques sur cette étape précise, c'est exactement le genre de chose qu'on débloque ensemble en coaching : identifier où chercher concrètement, et comment t'y prendre sans que ça sonne faux ou too much.
Je partage régulièrement ce genre de réflexions sur LinkedIn.
Par Mar(t)ine