Deux femmes qui rient devant un ordinateur portable, illustration de la collaboration avec une femme dans la tech 5 min
Femmes dans la tech

Pourquoi j'ai choisi une femme dans la tech (et ce que ça change vraiment)

Quand j'ai eu besoin de quelqu'un pour la partie technique de mes projets, j'avais un choix à faire. J'ai choisi une femme dans la tech. Pas par militantisme de façade : parce que je savais exactement ce que ça allait changer.

Qui c'est, Rebeca

Rebeca, 10 ans de code chez Decathlon et Leroy Merlin avant de voler de ses propres ailes. Ingénieure jusqu'au bout des ongles (et je pèse mes mots, elle debug plus vite que je ne finis mon café), à mes côtés depuis 1 an et demi. C'est elle qui fait tourner l'appli Les Martines au quotidien, et qui intervient maintenant sur les projets de mes clientes qui ont besoin d'un MVP.

Ce que ça change, concrètement

On se comprend vite, sans avoir à tout traduire. Pas besoin de justifier pourquoi le budget est serré, pourquoi on avance par étapes, pourquoi certaines décisions se prennent différemment quand on construit sans filet. Rebeca a vécu les mêmes arbitrages que moi.

Il n'y a personne pour minimiser ce qu'on construit. Beaucoup de femmes dans la tech me racontent la même chose : les remarques en réunion, les décisions techniques reprises sans discussion, l'impression permanente de devoir prouver deux fois plus. Travailler à deux femmes qui se font confiance par défaut, ça change tout le rythme d'un projet.

Mes clientes se sentent en confiance pour poser leurs vraies questions. Celles qui ont peur de "poser une question bête" en réunion tech se détendent quand elles savent qu'en face, personne ne va les regarder de haut (indice : il n'existe pas de question bête, juste des mecs qui adorent expliquer des trucs qu'on n'a pas demandés).

Savoir que c'est une équipe de meufs qui gère le projet, ça rassure. Beaucoup de mes clientes me le disent directement : elles arrivent plus détendues, posent leurs questions sans filtre, et n'ont pas à se justifier d'être "non-tech". Ce n'est pas un détail, c'est souvent ce qui les décide à se lancer.

Je ne cherchais pas juste une compétence technique. Je cherchais quelqu'un qui comprendrait ce que ça coûte de construire sans réseau, sans capital de départ, et sans qu'on te prenne au sérieux tout de suite.

Ce que je n'attendais pas au départ

Ce que je n'avais pas anticipé, c'est à quel point ça allait changer ma façon de prendre des décisions. Quand la personne en face de toi partage les mêmes contraintes, tu arrêtes de perdre du temps à expliquer le contexte et tu vas direct au fond du problème. Les échanges sont plus courts, plus directs, et surtout plus honnêtes : on peut se dire "ça, ça ne marche pas" sans prendre de pincettes.

Il y a aussi quelque chose de plus simple que je n'avais pas mesuré : ne plus avoir à me demander si une remarque technique cachait un jugement sur ma légitimité. Ça libère une énergie que je peux remettre ailleurs, sur la stratégie, sur mes clientes, sur ce qui fait vraiment avancer les projets.

Pourquoi ce choix compte, au-delà de mon cas

Ce n'est pas un sujet anecdotique. La tech reste un secteur où les femmes doivent régulièrement prouver leur place (voir pourquoi on t'écoute jamais en réunion), et chaque collaboration qui inverse ce rapport de force, même à petite échelle, envoie un signal. Choisir de travailler avec une femme dans la tech, c'est aussi une façon de dire à mes clientes que ce choix est possible, normal, et qu'il donne de bons résultats.

Ce que je réponds à celles qui me disent "c'est pas si important"

On me dit parfois que la compétence n'a pas de genre, que ce qui compte c'est le résultat, point. Je suis d'accord sur le fond : une bonne développeuse reste une bonne développeuse, peu importe qui elle est. Mais ça n'empêche pas que le contexte dans lequel cette compétence s'exerce a un vrai impact sur la façon dont on travaille. Ignorer ce contexte, c'est se priver d'un fonctionnement plus fluide, plus honnête, et au final plus efficace. Ce n'est pas une question de mérite, c'est une question de dynamique d'équipe.

Ce que ça change aussi pour Rebeca

Cette collaboration, elle ne profite pas qu'à moi. Rebeca aussi gagne un cadre où elle n'a pas à batailler pour être entendue sur ses choix techniques, où sa parole d'experte est prise au sérieux d'entrée de jeu. Ce genre d'équilibre est encore trop rare dans la tech pour ne pas être souligné quand il existe.

Ce que ça change pour mes clientes qui ne sont pas dans la tech

Tu n'as pas besoin d'être toi-même développeuse pour ressentir cette différence. Beaucoup de mes clientes arrivent avec une appréhension de la partie technique de leur projet, parfois même une forme d'évitement, parce qu'elles ont déjà vécu des échanges où on leur parlait de haut ou dans un jargon fait pour les perdre. Avec Rebeca, ce rapport change complètement : les choses sont expliquées simplement, sans condescendance, et les décisions restent entre tes mains. Tu comprends ce qui se passe dans ton propre projet, tu ne le subis pas.

Comment ça se passe si tu bosses avec nous

C'est exactement pour ça que j'ai construit l'option tech dans mes coachings : je garde la direction stratégique, le positionnement, la marque, et Rebeca prend en charge les choix techniques, no-code ou pas. Tu n'as pas à choisir entre "avancer vite" et "être bien entourée" : tu as les deux, avec deux femmes qui se comprennent sans avoir à tout s'expliquer, et qui avancent dans la même direction que toi.

Si toi aussi tu es une femme dans la tech

Que tu cherches quelqu'un pour construire ton propre projet, ou que tu sois toi-même dans la tech et que tu cherches à qui faire confiance pour la partie stratégie et marque : c'est exactement le genre de collaboration que je crois utile. On n'a pas besoin d'être seules, ni d'un côté ni de l'autre.

Je partage régulièrement ce genre de réflexions sur LinkedIn.

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